Deuil du conjoint temps Rachel Galerme sophrologue

Deuil du conjoint : le temps ne règle pas tout

Deuil du conjoint temps Rachel Galerme sophrologue

Deuil du conjoint : le temps ne règle pas tout

C’est une fausse croyance

Lorsqu’on vit cette épreuve terrible du deuil de son conjoint, je considère que le temps ne règle pas tout. Voici la réalité : il est difficile de ne pas savoir combien de temps durera notre souffrance, combien de temps nous devrons braver la tempête émotionnelle qui nous afflige. Mon réflexe, à la suite de la mort de mon compagnon en 2014, a été de m’accrocher à l’idée que le temps réparerait les dégâts. Mon deuil a continué d’exercer un pouvoir sur ma vie pendant plus 18 mois, et j’ai fini par m’apercevoir que le temps ne viendrait pas tout régler.

C’est une fausse croyance! Le temps ne guérit pas tout, c’est un mythe. Des femmes veuves intègrent mes programmes d’accompagnement 3, 10 et même 20 ans après leur perte, pour réaliser à quel point leur deuil exerce encore un pouvoir nocif dans leur vie. Le temps ne fait que passer, il ne fait rien d’autre. C’est l’action prise dans le temps qui soutient la qualité de vos vies, quand on parle de deuil. N’oubliez pas que derrière chaque émotion se trouve un besoin, et tant que le besoin n’est pas satisfait, l’émotion ne fera que s’amplifier.

Cela dit, le deuil demande tout de même du temps. Dès l’annonce, le choc initial, la douleur nous frappe et les sentiments de perte, de vide, de manque, de solitude et de chaos peuvent être très envahissants. La première année est d’autant plus difficile, parce que vous vivez l’expérience des « premières fois » sans l’être cher — l’anniversaire, Noël, la fête des Pères et des Mères, des vacances , une réunion de parents, une sortie — jusqu’au premier anniversaire du décès. Certaines femmes me disent que la deuxième année leur semble plus difficile. Je crois que c’est parce qu’elles sont maintenant confrontée à une nouvelle réalité. Il n’y a plus de succession à régler, plus de « premières » à traiter, et le choc initial de la perte s’est estompé. Un deuil peut s’enliser quand l’endeuillé n’arrive pas à amorcer l’acceptation de sa perte, et peut durer des années dans certains cas.

Chose certaine, mon histoire de conjointe endeuillée m’a permis de comprendre que rester dans l’isolement et dans le silence prolonge la douleur. Mettre la souffrance de votre perte dans un tiroir et faire semblant n’arrangera rien. Ne pas en parler prolonge l’expérience.  Avec du temps et du soutien, l’absence de votre conjoint peut habiter votre cœur paisiblement à trois conditions :

  • Avoir travaillé cette perte pour s’autoriser à s’apaiser
  • Avoir appris à vivre avec grâce à des outils bien concrets et faciles
  • Avoir rencontré sur votre chemin des oreilles et des cœurs capables de vous accompagner

Alors si vous êtes décidé à jouer un rôle actif dans le processus d’apaisement de votre deuil, à mettre en place des actions pour transformer votre deuil en force de vie et rejoindre une communauté de femmes qui vivent exactement la même chose que vous,   je vous invite à rejoindre mon programme Traverser les émotions du deuil du conjoint.

Au plaisir de faire votre connaissance.

Chaleureusement

Rachel